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Cette section vous permettra de consulter les articles qui traiteront de l’AHDF, du DLTJH ainsi que des Panthères de L’AHDF du Collège Marie-de-l’Incarnation. Venez consulter la section souvent, elle sera mise à jour régulièrement et vous serez de plus en mesure de retracer les anciens articles.

Félicitations à Zachary Brault de notre équipe M18 qui a été accepté à Shawnigan Lake School en Colombie-Britannique pour la rentrée scolaire de septembre 2019. Shawnigan Lake School est un des meilleurs Prep School au Canada. Un vrai Poudlard de Harry Potter!!!!

Bravo Zack!!l!

3 mai 2019

MATHIEU LAMOTHE

Le Nouvelliste

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Trois-Rivières — Le circuit universitaire américain est en train de devenir une voie de plus en plus populaire pour les jeunes hockeyeurs québécois. Après le défenseur des Estacades de Trois-Rivières midget AAA Tristan Luneau en début de semaine avec l’Université du Wisconsin, c’est au tour du gardien de but de l’équipe M18 du Vert et Or du Séminaire Saint-Joseph, William Rousseau, de s’engager avec l’Université du Nebraska.

Si tout se passe comme prévu, le petit-fils de l’ancien joueur des Canadiens de Montréal, Bobby Rousseau, devrait joindre les Mavericks à compter de la saison 2022-2023. Le jeune athlète qui termine présentement son quatrième secondaire se dit emballé d’avoir reçu une telle offre de la formation qui évolue dans la National Collegiate Hockey Conference (NCHC)

«Ils me donneront une bourse qui couvrira 87 % des coûts. Il ne restera que ma nourriture à payer. La situation des gardiens là-bas est telle qu’ils ne peuvent pas donner de bourse complète», explique-t-il fièrement avant d’ajouter que deux autres joueurs de la région, Joaquim Lemay et Jacob Guévin, se sont également engagés envers le même programme.

D’ici là, le protégé de Denis Francoeur continuera son développement au Québec, du moins pour la prochaine saison. Même s’il prend présentement part au processus de sélection des Estacades midget AAA en prévision de la prochaine saison, il indique que les chances sont tout de même très bonnes qu’il soit de retour pour une dernière saison avec le Vert et Or, qui évolue dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire du Québec.

Il devrait d’ailleurs être imité par plusieurs de ses coéquipiers. Ces athlètes-étudiants devraient donc tous terminer leurs études secondaires à l’intérieur des murs de la maison d’enseignement de la rue Laviolette au lieu de s’aligner avec les Estacades de Frédéric Lavoie.

«Je garde toutes les portes ouvertes. [Si je fais l’équipe], je prendrai ma décision finale à la fin du camp d’entraînement du midget AAA», poursuit-il.

Par la suite, le gardien de but envisage de s’expatrier au pays de l’Oncle Sam pour la saison 2020-2021. Il aimerait bien pouvoir évoluer dans une formation de la United States hockey league (USHL), le plus haut calibre de compétition de niveau junior au sud de la frontière, ou bien pour un prep school.

«J’aimerais aller du côté américain afin de pouvoir m’habituer à l’environnement, notamment à suivre des cours en anglais, avant d’entrer à l’université», mentionne celui qui faisait partie de l’équipe du Québec qui a remporté la médaille d’or aux derniers Jeux du Canada.

Hockeyeur... et pilote?

Rêvant de devenir pilote d’avion une fois que sa carrière de hockeyeur sera terminée, l’adolescent avoue que le fait que l’Université du Nebraska soit l’une des seules à offrir une telle formation et à avoir un programme de hockey de haut niveau l’a poussé à accepter l’offre.

«Je veux devenir le premier joueur de hockey qui va piloter l’appareil dans lequel son équipe voyagera», lance-t-il.

Pour le responsable du programme de hockey du Séminaire Saint-Joseph, Danny Dupont, d’autres membres de l’équipe M18 pourraient prochainement obtenir des offres similaires à celle qu’a reçue William Rousseau.

«Les jeunes le méritent, car ils ont fait les efforts que ça prenait, autant du côté académique qu’au hockey, et ça payait. On leur propose des options, autant au Canada qu’aux États-Unis, et ce sont eux qui prennent les décisions», dit-il.

LHJMQ: la porte reste ouverte

Comme les choses peuvent changer rapidement dans le monde du sport, le gardien de but ne rejette pas l’idée d’évoluer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) un jour. Il a d’ailleurs pris part au dernier Défi Gatorade, qui avait comme objectif de mettre en valeur le talent des joueurs admissibles en vue du repêchage qui se déroulera au mois de juin.

Publié le 

BILLET Martin Leclerc, La Presse

Un simple communiqué de Hockey Quebec, parfois, peut contenir de véritables trésors d'information
Jeudi dernier, HQ a dévoilé l’identité des 20 joueurs de moins de 16 ans sélectionnés pour représenter le Québec aux prochains Jeux du Canada. Et ce qui saute particulièrement aux yeux lorsqu’on consulte cette liste, c’est que plus du tiers de la formation, soit sept joueurs, a été formé dans la région de la Mauricie.

Pourtant, parmi les 14 régions administratives chapeautées par Hockey Québec, la Mauricie possède l’un des cinq plus petits bassins de joueurs. L’an dernier, on n’y retrouvait que 243 équipes masculines comparativement, par exemple, à 696 dans la région du Lac-Saint-Louis, à 851 dans Laurentides-Lanaudière ou à 966 dans la région de Québec-Appalaches.

Ce qui rend la sélection de ces sept joueurs encore plus exceptionnelle, c’est que parmi les 60 joueurs sélectionnés pour faire partie d’Équipe Québec lors des trois précédents Jeux du Canada (2015, 2011 et 2007), on ne retrouvait que deux joueurs (3,3 % de l’ensemble du groupe) ayant fait leur apprentissage du hockey en Mauricie.

La question qui tue : que s’est-il passé dans cette région?

Comment un bassin de joueur ne constituant que 4,1 % des effectifs de la fédération peut-il soudainement développer 35 % d’Équipe Québec?

S’agit-il d’un simple hasard ou encore d’une sorte de cuvée exceptionnelle? Ce sont des hypothèses. Mais il y en a aussi une autre...

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Il y a près de deux ans, j’écrivais dans ces pages que la Mauricie était le plus effervescent laboratoire du hockey québécois. Je soutenais dans cette chronique que cette région, malgré son bassin de joueurs restreint, s’avérait désormais une sorte de nirvana pour les jeunes hockeyeurs désireux de progresser au hockey.

D’abord, dans cette région, le monopole du hockey civil avait été brisé. Les hockeyeurs et leur famille avaient désormais la liberté de faire un choix. La structure civile des Estacades (d’excellente qualité) était désormais en compétition avec le programme du collège privé Marie-de-l’Incarnation (CMI), chapeauté par Denis Francoeur et inspiré des méthodes de développement finlandaises et scandinaves. Le Séminaire Saint-Joseph (SSJ), une autre institution privée dont la structure de hockey était supervisée par Danny Dupont, permettait à un autre groupe de joueurs de profiter d’un encadrement optimal.

En plus d’avoir l’embarras du choix, les jeunes joueurs de la Mauricie avaient l’occasion de participer à l’une des plus audacieuses expériences jamais tentées dans le monde du hockey canadien.

Denis Francoeur est un entraîneur chevronné qui a dirigé des équipes jusque dans la LHJMQ. Il y a une dizaine d’années, en s’inspirant du modèle de développement à long terme de l’athlète (DLTA), il a eu le génie d’imaginer un programme de hockey équilibré (encourageant la pratique d’autres sports) et particulièrement axé sur le développement des habiletés individuelles offensives.

Ce programme était planifié pour accompagner des joueurs nés en 2003 (à l’époque d’âge prénovice) jusqu’à la fin de leurs études secondaires(Nouvelle fenêtre). (Je vous encourage à lire cet hyperlien parce que les jeunes d’âge pee-wee dont il était question dans cet article de 2015 sont les mêmes dont on parle dans cette chronique.)

La fin de l’histoire est fabuleuse : 25 % des joueurs d’Équipe Québec 2019, nés en 2003, ont fait la quasi-totalité de leur apprentissage au sein du programme de hockey scolaire chapeauté par Denis Francoeur!

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Il y a deux ans, de nombreux sceptiques croyaient qu’une telle répartition de programmes allait signifier la mort du hockey d’excellence en Mauricie. Le quotidien régional Le Nouvelliste en avait même fait une manchette.

Or, les résultats sont stupéfiants et semblent démontrer que la liberté de choix et la saine compétition pour ce qui est de la qualité d’encadrement entre les différents programmes se sont avérées extrêmement bénéfiques pour les athlètes.

Parmi les sept joueurs d’Équipe Québec ayant fait leur apprentissage en Mauricie, on retrouve :

  • Tristan Luneau, un exceptionnel défenseur de 14 ans (il est le plus jeune de l’équipe) ayant toujours cheminé au sein de la structure civile.
  • William Rousseau, un gardien dont le parcours entier (depuis le deuxième cycle du primaire) s’est fait au hockey scolaire (au CMI et au SSJ) sous la supervision de Denis Francoeur.
  • Jacob Guévin, un défenseur qui a fait tout son apprentissage au CMI avant de choisir de faire le saut, cette saison, avec les Estacades de la Ligue midget AAA.
  • Guillaume Richard, un arrière originaire de la région de Québec (Cap-Santé), mais qui a fait son apprentissage au CMI. Richard a choisi cette saison de jouer dans la Ligue midget AAA avec le Séminaire Saint-François.
  • Anthony Bédard, un attaquant ayant cheminé au CMI depuis le primaire, et qui s’est joint à la structure des Estacades depuis deux ans.
  • Zachary Bolduc, un attaquant qui a aussi choisi le parcours du CMI et qui s’est joint aux Estacades cette saison.
  • Maxime Pellerin, qui a fait une partie de son apprentissage au Collège Clarétin (une autre école membre de la Ligue de hockey préparatoire scolaire) et qui a décidé de faire le saut avec les Estacades cette saison.
  • Pour quiconque connaît l’histoire récente de Hockey Québec, cette liste relève presque de la science-fiction. Et c’est tout à l’honneur du nouveau DG de Hockey Québec, Paul Ménard, qui a négocié l’an dernier avec Mathieu Darche la fin de la quasi-guerre religieuse qui existait entre la fédération et le hockey scolaire.

    Au sein d’Équipe Québec, on retrouve un joueur évoluant toujours au hockey scolaire et une multitude d’autres qui sont parvenus à passer d’une structure à l’autre par choix, sans pression et sans être reçus comme des chiens dans un jeu de quilles, comme c’était auparavant le cas dans certaines régions, du moins.

    ***

    Lorsqu’on lui demande de commenter la merveilleuse émergence de sa première cohorte de hockeyeurs, Denis Francoeur se place immédiatement en retrait.

    « Je n’ai pas la prétention de donner du talent à qui que ce soit. Nous avons eu la chance de nous retrouver en présence d’athlètes talentueux et nous avons tenté de mettre en place des conditions pour les aider à atteindre leur plein potentiel », répond-il.

    « Ces jeunes ont été choisis parce qu’ils ont le talent, parce qu’ils sont passionnés et parce qu’ils sont des gagnants. Et quand je dis cela, je parle aussi d’autres sports. Certains ont connu du succès au baseball, au golf ou dans d’autres sports qu’ils ont pratiqués dès leur jeune âge, et ça les a sans doute aidés dans leur développement. »

    Au cours des derniers mois, Denis Francoeur avoue avoir ressenti de la déception en voyant cinq élèves-athlètes choisir de quitter le hockey scolaire pour se joindre au programme midget AAA des Estacades, supervisé par Frédéric Lavoie, l’un des plus prometteurs jeunes entraîneurs québécois. En même temps, Francoeur trouve cette liberté de choix tout à fait saine pour les athlètes.

    « Au sein de notre programme, les gens peuvent arriver et partir quand ils le veulent. C’est certain que c’était décevant de voir partir des jeunes qui étaient avec nous depuis le début pour tenter l’aventure midget AAA puisque nous prônons depuis le début qu’il n’est pas nécessaire de suivre la route traditionnelle pour gravir les échelons du hockey. Mais cette nouvelle expérience sera bénéfique pour eux, et elle leur permet de connaître autre chose. Aussi, les responsables du midget AAA sont heureux de recevoir des joueurs formés chez nous », dit-il.

    « Les succès de nos joueurs nous confirment par ailleurs que nous sommes sur la bonne voie. En plus d’Équipe Québec, nous recevons plusieurs signaux positifs depuis quelques années. Deux de nos joueurs (Frédéryck Janvier et Anthony Allepot) ont percé des alignements du junior majeur à 16 ans en sortant directement de notre école. Et nos joueurs se sont distingués dans plusieurs compétitions de haut niveau, même à l’étranger. »

    ***

    Depuis cette saison, l’organigramme hockey a quelque peu changé en Mauricie.

    Assisté de Danny Dupont, Denis Francoeur et son académie chapeautent désormais les programmes des deux institutions privées mentionnées dans ce texte. L’an dernier, le Collège Marie-de-l’Incarnation et le Séminaire Saint-Joseph (qui étaient encore récemment de grands rivaux) ont effectivement décidé de fusionner leurs volets hockey. Le CMI se concentre désormais sur le hockey scolaire des élèves du primaire, tandis que le Séminaire Saint-Joseph les accueille au secondaire.

    Peu importe, cette formidable expérience continue. Les jeunes de la Mauricie ont toujours le choix entre deux structures distinctes qui sont gérées par des entraîneurs compétents et qui rivalisent d’imagination pour leur offrir le meilleur encadrement possible.

    Et désormais, les structures civile et scolaire travaillent main dans la main et placent les intérêts des athlètes à l’avant-plan. Il y a quelques semaines, Danny Dupont travaillait de concert avec les représentants des Estacades pour composer l’équipe masculine qui représentera la Mauricie aux Jeux du Québec.

    Nous avons d’incroyables cerveaux et énormément de gens bien intentionnés au sein de nos structures sportives au Québec. C’est beau à voir lorsqu’on les laisse s’exprimer.

    20 mars 2019

    VINCENT GAUTHIER

    Le Nouvelliste

    TROIS-RIVIÈRES — Les protégés de Denis Francoeur seront vraisemblablement de plus en plus nombreux dans le circuit de la NCAA au cours des prochaines années. Après Guillaume Richard et Joakim Lemay, voilà que Jacob Guévin a également décidé de poursuivre son apprentissage au pays de l’Oncle Sam. En vertu d’une entente verbale, le défenseur de Saint-Léonard-d’Aston endossera l’uniforme des Mavericks de l’Université d’Omaha à compter de la saison 2022-2023, avec une bourse d’études complète en poche.

    «J’ai bien pris le temps de réfléchir à l’offre depuis quelques mois. Ça faisait partie de mes objectifs d’aller aux États-Unis et je pense que c’est la meilleure option pour mon développement à long terme. Ils m’ont montré leurs installations et elles sont extraordinaires», mentionne celui qui a évolué cinq années au sein du programme des Panthères de l’Académie de hockey Denis Francoeur, avant de faire le saut avec les Estacades de Trois-Rivières midget AAA.

    Cette saison, Guévin s’est justement avéré un rouage important de la formation de l’entraîneur Frédéric Lavoie, dans le réseau midget AAA. En 42 rencontres, il a amassé 25 points, soit la troisième meilleure récolte parmi les arrières recrues du circuit Lévesque. Il a ajouté cinq points en quatre matchs au Challenge midget AAA en plus de sept mentions d’aide en neuf matchs de séries éliminatoires.

    Le patineur de Saint-Léonard-d’Aston rejoindra l’Université d’Omaha, au Nebraska, à compter de la campagne 2022-2023, avec une bourse d’études complète en poche.

    À travers cette campagne fort chargée, il a aussi trouvé le temps de contribuer à la conquête de la médaille d’or du Québec lors des Jeux du Canada, une première en 32 ans. «J’ai eu une année au-delà de mes attentes. Je voulais profiter de cette première année midget AAA pour me faire connaître et je pense que ça s’est très bien passé», explique le défenseur droitier à caractère offensif qui a soufflé 16 bougies en janvier.

    Chez les Mavericks, Guévin retrouvera un visage familier puisque Joakim Lemay doit y faire son entrée un an plus tôt, lors de la saison 2021-2022. «Je le connais bien, c’est un très bon ami. On s’est beaucoup parlé de la possibilité d’aller jouer là-bas. Ce n’est pas nécessairement sa présence qui m’a poussé à aller là. Mais de connaître quelqu’un dans un nouvel environnement, c’est toujours un plus.»

    Au fil des ans, l’Université d’Omaha a fourni quelques joueurs à la Ligue nationale de hockey. Parmi ceux-ci, on retrouve entre autres le partenaire de jeu de Sidney Crosby chez les Penguins de Pittsburgh, Jake Guentzel, ainsi que des joueurs tels que Greg Zanon, Josh Archibald, Andrej Sustr et Dan Ellis.

    Guévin est bien conscient que son choix jettera une douche d’eau froide chez les recruteurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. En raison de son brio cette saison, il n’aurait pas été impossible qu’il entende son nom résonner en première ronde du prochain encan du circuit Courteau.

    «Je vais essayer de ne pas changer d’idée! Le téléphone a déjà commencé à sonner depuis que j’ai annoncé mon choix. Une des raisons pour lesquelles j’ai hésité, c’était la possibilité que je sorte en première ronde. Je vais devoir passer par-dessus ça et rester avec l’objectif que je m’étais fixé depuis longtemps», souligne celui qui n’exclut pas de disputer une deuxième saison avec les Estacades midget AAA l’an prochain, avant de mettre le cap définitivement sur les États-Unis.

    STEVE TURCOTTE

    Le Nouvelliste

    TROIS-RIVIÈRES 5 mars 2019 — Joakim Lemay revient d’Omaha un peu étourdi. En fin de semaine, les Mavericks d’Omaha dans la NCAA, lui ont déroulé le tapis rouge, en plus d’offrir au défenseur du Vert et Or une bourse d’études complète, qui va entrer en vigueur à compter de la saison 2021-22.

    C’est le deuxième protégé de l’Académie de hockey Denis Francoeur à obtenir une opportunité du genre, après Guillaume Richard qui s’est engagé avec l’Université du Maine. «Depuis que Denis (Francoeur) nous a présenté cette option via une conférence il y a quelques années, je rêvais de jouer NCAA. J’étais donc très heureux quand l’entraîneur des Mavericks m’a annoncé samedi qu’il voulait m’accorder une bourse d’études. J’ai adoré ma visite à Omaha, les installations sont incroyables et j’ai senti que le courant passait avec les entraîneurs», racontait l’adolescent de 16 ans, qui avait aussi l’option de tenter de faire sa place avec l’Océanic de Rimouski l’an prochain, lui qui a été repêché par l’équipe de Serge Beausoleil en juin dernier. «J’ai participé au camp de l’Océanic durant 48 heures au début de la saison, j’ai été super bien accueilli. C’est une bonne organisation. Je crois par contre que la NCAA me convient mieux. Moins de matchs, plus de pratiques, plus de gym, et la possibilité de sortir de là avec un diplôme universitaire, voilà une offre difficile à refuser!»

    Francoeur est d’accord. Lemay est un jeune homme qui a grandi sur le tard, qui a besoin de quelques années encore avant d’atteindre son plein potentiel. Le concept américain donne de la latitude dans ce rayon. «Il y a deux ans, Joakim devait mesurer 5’4’’ ou 5’5’’. Là, il est près de la barre du six pieds! C’est toute une poussée de croissance, mais il a évidemment besoin de temps pour se grossir. Ses habiletés sont très élevées, c’est ce qui a charmé Omaha. On a du succès dans le développement de nos défenseurs, et Joakim est un bon exemple», sourit Francoeur, qui se défend de pousser pour la NCAA plutôt que le junior majeur. «C’est du cas par cas. L’idée, c’est de fournir un maximum d’options à nos jeunes, de bien les renseigner puis de leur laisser faire le choix par la suite avec la famille. Autant on se réjouit pour un gars comme Joakim, autant on est fier du parcours des Villeneuve, Allepot, Pépin et Janvier qui ont décidé de rester au Québec.»

    Avant de se joindre à l’alma mater de Jake Guentzel, Lemay va poursuivre son développement au Mount St.Charles dans le Rhode Island la saison prochaine, une école où l’ex-joueur de la LNH Bryan Berard y enseigne. C’est durant cette campagne que l’engagement verbal entre Omaha et Lemay sera couché sur papier. Puis il y aura vraisemblablement deux autres saisons d’apprentissage (USHL ou BCHL) avant de devenir membre en règle des Mavericks de l’entraîneur Mike Gabinet, qui est assisté dans ses fonctions par le Québécois Dave Noel Bernier et Paul Jarred. «La route est tracée, ce sera extrêmement motivant dans les prochaines années de poursuivre ma préparation», sourit Lemay.

    Carnet de notes

    Lemay ne sera peut-être pas le seul finissant du programme mis en place par Denis Francoeur à signer dans la NCAA. Selon Francoeur, deux autres de ses élèves étudient actuellement une offfre pour une bourse d’études complète. «Notre programme est de plus en reconnu de l’autre côté de la frontière, les écoles se déplacent pour venir voir jouer nos joueurs. C’est très valorisant de pouvoir leur offrir différentes options dans leur cheminement.»