Articles de journaux

Cette section vous permettra de consulter les articles qui traiteront de l’AHDF, du DLTJH ainsi que des Panthères de L’AHDF du Collège Marie-de-l’Incarnation. Venez consulter la section souvent, elle sera mise à jour régulièrement et vous serez de plus en mesure de retracer les anciens articles.

Nous tenons à féliciter, Marc-Antoine Pepin 18', ancien du programme de l'AHDF et défenseur actuel des Cataractes de Shawinigan, pour son invitation au camp des recrues des Maple Leafs de Toronto!!

Bonne chance Marco! 

https://www.sportsnet.ca/hockey/nhl/maple-leafs-announce-roster-2019-traverse-city-prospects-tournament/

Par Louis-Antoine Lemire-vendredi 12 Juil 2019

Marc-Antoine Pépin est la preuve vivante qu’il ne faut jamais cesser de croire en ses rêves. Le défenseur, ayant porté les couleurs du Collège Marie-de-l ’Incarnation pendant deux saisons en plus d’avoir fait partie de la structure d’excellence de la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS), a pris part récemment au camp de développement des Maple Leafs de Toronto.

Marc-Antoine a débuté sa carrière dans la structure de hockey civile jusqu’au niveau pee-wee AAA où il a joué deux saisons. Par la suite, il a décidé d’aller rejoindre ses amis dans le bantam CC. « Je n’avais pas trop aimé mon expérience dans le pee-wee AAA et j’avais perdu un peu ma passion de jouer au hockey.»

À l’aube de sa deuxième année dans le bantam, Marc-Antoine a reçu un coup de fil qui allait changer le fil de sa carrière. « Denis Francoeur souhaitait que je me joigne à son équipe au Collège Marie-de-l ‘Incarnation. J’ai accepté son offre et, à partir de ce moment-là, j’ai retrouvé la piqûre du hockey. Sans lui, je ne serais probablement pas ici à te parler. Ce dernier m’a vraiment remonté le moral et il m’a permis d’améliorer considérablement mes habiletés individuelles. Sa façon d’enseigner a été bénéfique pour moi.»

Le défenseur considère que la LHPS est sous-estimée et il croit fermement que le circuit scolaire ne doit pas être perçu comme un plan b. « C’est un chemin qui est vraiment intéressant à prendre qui allie très bien le sport et les études. De plus, la ligue s’améliore constamment. Certains individus affirment que le midget AAA et la LHPS sont deux circuits qui ne peuvent pas se comparer. Toutefois, j’ai été en mesure de me faire repêcher dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, et ce, même si j’avais évolué dans le réseau scolaire », a précisé le choix de 10e ronde du Phoenix de Sherbrooke en 2017 qui a disputé son premier match dans le circuit Courteau à 16 ans.

Lors de la campagne 2018-2019, Marc-Antoine a porté les couleurs des Filons de Thetford Mines dans le collégial AAA après avoir été  le dernier joueur retranché par le Phoenix. « J’ai vécu une énorme déception. Je croyais vraiment que j’avais les capacités pour jouer dans la LHJMQ. Une fois la déception passée, je me suis retroussé les manches et j’ai travaillé plus fort. » Les efforts de Marc-Antoine ont été payants, car en 2018, les Cataractes de Shawinigan ont fait son acquisition. « J’ai joué une vingtaine de rencontres à Thetford Mines avant l’échange. J’ai disputé le reste de la campagne avec les Cataractes. L’organisation croyait vraiment en moi et elle m’a donné la chance de me prouver.»

Repêchage LNH

Comme il n’était pas sur la liste de la centrale de recrutement, le jeune homme de 18 ans n’était pas à Vancouver lors du repêchage en juin dernier. « Je ne m’attendais pas à me faire sélectionner, car j’ai disputé seulement 23 rencontres dans la LHJMQ.»

Malgré tout, le hockeyeur a été en mesure d’attirer l’attention des Maple Leafs. Ce dernier a eu des échanges avec Réal Paiement, recruteur pour l’organisation de Toronto, quelques semaines avant la séance de sélection. « Réal m’a demandé de remplir un document afin d’en savoir plus sur ma famille et mon entourage. Par la suite, j’ai eu une entrevue téléphonique de 45 minutes avec lui. Ce dernier voulait apprendre à me connaître en tant que joueur et personne. Ça s’est bien déroulé et les Leafs m’ont dit qu’ils souhaitaient m’inviter à leur camp de développement si je n’étais pas repêché.» Selon le sportif, le fait qu’il soit un défenseur en mesure de générer de l’offensive en plus d’être fiable défensivement sont deux atouts que Toronto apprécie.

Il a ajouté du même souffle qu’il n’aurait jamais pensé qu’il se retrouvait dans un camp d’une équipe du circuit Bettman il y a quelques années. « L’important est de toujours travailler fort. Même quand j’ai été retranché, j’ai persévéré. C’est vraiment ce que je veux faire dans la vie.»

Marc-Antoine ne se cache pas qu’il a été impressionné lors de son arrivée dans la Ville-Reine. « C’est la Ligue nationale. C’était irréel en quelque sorte. Au début, j’avais tendance à figer. Cependant, après la première journée, je me suis adapté à l’environnement et tout a bien fonctionné pendant la semaine. J’ai même reçu une invitation pour prendre part au camp des recrues en septembre.»

Bien qu’il aimerait obtenir son premier contrat professionnel cet automne, l’acteur sur lames ne se mettra pas de pression outre mesure lui qui a tout simplement l’intention de faire de son mieux. « Je veux vivre le moment présent et tenter de leur laisser une bonne impression », a conclu celui qui jouera de nouveau avec les Cataractes l’an prochain.

Quelle belle cuvée de joueurs nés en 2003!!

C’est plus de 12 joueurs actuels et anciens qui ont été sélectionnés lors du repêchage de la LHJMQ 2019 à Quebec samedi dernier!!

Bravo à tous ces jeunes et leurs parents pour les sacrifices et efforts!!


De gauche a droite sur la photo

Guillaume Richard, repêché par les Tigres de Victoriaville, 1ère ronde 8e au total

Jacob Guevin, repêché par les Saguenéens de Chicoutimi, 2e ronde 29e au total  

Vincent Trudel, repêché par les Phoenix de Sherbrooke, 9e ronde 153e au total

Anthony Bedard, repêché par l'Armada de Blainville-Boisbriand, 2e ronde 23e au total

Mathis Ross Shawinigan, repêché par les Cataractes de Shawinigan, 6e ronde 97e au total

Alexandre Marchand, repêché par l'Armada de Blainville-Boisbriand, 3e ronde 47e au total

Antoine Belanger, repêché par les Tigres de Victoriaville, 12e ronde 205e au total

Thomas Pichette, repêché par les Cataractes de Shawinigan, 8e ronde 129e au total



Absents sur la photo :

Zachary Bolduc Rimouski, repêché par l'Océanic de Rimouski, 1ère ronde 14e au total

William Rousseau, repêché par les Remparts de Québec, 5e ronde 80e au total

Medrick Bolduc, repêché par les Huskies de Rouyn Noranda, 6e ronde 108e au total 

Félix Demers, repêché par le Drakkar de Baie-Comeau,14e ronde 249e au total

29 juin 2019

Jade Brouillette, Le Nouvelliste

TROIS-RIVIÈRES — Peu de hockeyeurs québécois réussissent à se tailler une place dans la LNH, ne serait-ce que pour y jouer un seul match. C’est pourtant ce que vise le hockeyeur trifluvien, Isaac Ménard, qui évolue présentement pour le Vert et Or du Séminaire Saint-Joseph (SSJ) de Trois-Rivières dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS).

L’adolescent n’a que 15 ans, mais il a déjà été approché par un collège américain pour joindre ses rangs dès l’an prochain. Le défenseur gaucher a toutefois refusé l’offre du Mount Saint Charles Academy, à Rhode Island. Bien que le collège lui offrait une bourse d’études assez généreuse, il a décliné la proposition puisque seulement une place à l’attaque lui était offerte. «Je veux continuer en tant que défenseur et je me dis que s’ils me veulent cette année, ils vont encore me vouloir l’année prochaine. En plus, ils ont donné presque toutes leurs bourses d’études, donc je ne pouvais pas avoir ma bourse d’études complète», explique-t-il.

Même si son parcours n’est pas bien différent du chemin parcouru par la majorité des hockeyeurs de son âge, il a quand même pris part à quelques événements sportifs d’envergure, dont le Meltdown de Montréal et un match des étoiles à Boston, qui lui ont permis de jouer avec les M18 en 2018-2019, alors qu’il était d’âge M16. «Ça m’a permis de jouer avec des plus vieux et de développer ma force physique puisque le plaquage est permis. J’ai aussi amélioré ma vitesse d’exécution puisque le jeu est plus rapide.»

Le Trifluvien accorde beaucoup d’importance à ses études, d’où la raison pour laquelle il désire poursuivre son développement au SSJ où la conciliation hockey-études est reconnue. «La LHPS a quand même beaucoup de visibilité et ça se développe. C’est un très bon programme», soutient-il.

Le petit défenseur sera éligible au repêchage de la LHJMQ en 2020, une autre raison pour laquelle il a refusé l’offre alléchante, pour se laisser plus de portes ouvertes. «Je veux réussir, alors je veux être certain de prendre la bonne décision.»

Pour atteindre l’objectif ultime qu’est celui de jouer dans la grande ligue, Isaac s’entraîne quatre jours par semaine sur et hors glace pendant l’année scolaire. Il ne chôme pas non plus durant la saison estivale où l’entraînement en salle revient à quatre reprises par semaine et celui sur glace à deux fois. «Je pense que j’ai des chances de jouer dans la LNH un jour si je continue de travailler fort et que je mets ce qui faut pour me rendre là», précise-t-il.

Ménard est conscient que la LNH est difficile à atteindre, ce pourquoi il voudra assurément mettre la main sur un diplôme universitaire s’il ne fait pas carrière dans le hockey.

Publié le jeudi 9 mai 2019


Martin Leclerc


BILLET - Les entraîneurs des programmes de hockey américains sont plus présents que jamais dans les arénas québécois. Ils courtisent les meilleurs talents avec empressement. Et plus que jamais, les athlètes et leurs familles semblent répondre positivement à leurs avances.

À titre d’exemple, la semaine dernière, l’exceptionnel défenseur Tristan Luneau, des Estacades de Trois-Rivières (midget AAA), a semé la consternation dans le monde du hockey en annonçant qu’il s’était engagé auprès de l’Université du Wisconsin en vue de la saison... 2022.

Luneau, qui a célébré son 15e anniversaire en janvier dernier, évoluait exceptionnellement à titre de joueur de 14 ans dans la Ligue midget AAA cette saison. Il était déjà établi comme le tout premier choix du repêchage de la LHJMQ de 2020. Plusieurs soutiennent qu’il sera un choix de premier tour dans la LNH en 2022.

La nouvelle de son engagement avec les Badgers du Wisconsin a même été relayée par les médias de cet État américain.

« Le départ de Luneau fait très mal à la LHJMQ. C’est vraiment dommage. Aux Jeux du Canada, il était le seul défenseur de 14 ans d’Équipe Québec (qui a remporté la médaille d’or). Et il était supérieur aux six autres défenseurs de la formation », dit un recruteur comptant plusieurs décennies d’expérience dans la LHJMQ.

***

Le printemps dernier, Thomas Bordeleau, qui était censé être l’un des cinq premiers choix du repêchage de la LHJMQ, a tourné le dos au hockey junior pour se joindre au programme national de développement des États-Unis. Sa double citoyenneté (il est le fils de l’ex-joueur du CH Sébastien Bordeleau) lui permettait de le faire.

Face à des joueurs plus âgés que lui durant toute la saison, sans le savoir, Bordeleau a peut-être contribué à faire la publicité des jeunes hockeyeurs de la Ligue midget AAA. Il a bouclé la saison au 1er rang de la formation américaine des moins de 17 ans avec une récolte de 16 buts et 23 passes en 56 matchs.

Plus d’une dizaine d’universités tentent de le recruter.

Dimanche dernier, le gardien Devon Levy, des Lions du Lac-Saint-Louis, a été nommé meilleur espoir midget à sa position lors du Gala des champions de la Ligue midget AAA. Repêché dans la LHJMQ il y a deux ans, et maintenant âgé de 17 ans, Levy a officiellement annoncé ce printemps qu’il se joindra à l’Université du Vermont.

***

Le repêchage de la LHJMQ en 2019 risque toutefois de battre tous les records en matière d’exode de talents.

Lundi, des équipes de l'USHL, le circuit junior américain, qui est en quelque sorte l’antichambre du hockey universitaire de la NCAA, ont sélectionné neuf joueurs du Québec et des Maritimes que la centrale de recrutement de la LHJMQ place parmi ses 21 meilleurs espoirs en vue du repêchage junior de juin prochain.

En 2012, les lecteurs de cette chronique avaient appris qu’un défenseur québécois de 15 ans, Raphaël Maheux, avait été sélectionné par une formation de la USHL. Il s’agissait d’un événement exceptionnel. Maheux avait toutefois fini par opter pour les Cataractes de Shawinigan de la LHJMQ.

Selon les experts consultés sur le terrain, la sélection de neuf joueurs par l'USHL cette semaine constitue un phénomène sans précédent.

« C’est trop », tranche le vétéran recruteur cité plus haut. Pour les besoins de cette chronique, ce dernier a demandé à ce que son anonymat soit préservé.

« Auparavant, on voyait peut-être un ou deux joueurs répertoriés au cinquième tour choisir l’option américaine. Là, ce sont des joueurs de première ronde qui sont visés », ajoute l’expert en recrutement, sous-entendant ainsi que la situation n’est pas acceptable.

***

Depuis toujours, de jeunes espoirs et leur agent ont brandi la menace de s’expatrier aux États-Unis dans l’espoir de décourager les équipes juniors les moins nanties (ou les moins bien situées géographiquement) de les sélectionner au repêchage. Ces menaces cachent habituellement une entente secrète conclue préalablement avec une équipe choisie par le joueur et sa famille.

« Des agents exploitent cette situation pour choisir leur équipe. Ça fait partie du jeu, je suppose. Mais ce ne sont pas toutes les équipes de la LHJMQ qui ont les moyens de se livrer à ces surenchères. Il y a d’ailleurs de fortes rumeurs qui circulent au sujet d’une équipe des Maritimes qui aurait déjà conclu une entente du genre avec l’un des cinq meilleurs attaquants disponibles au repêchage », dit ce recruteur.

Malgré cela, au bout du compte, il est clair qu’un nombre inhabituel d’espoirs de haut niveau mettront les voiles. Parmi eux, les défenseurs Zachary Bolduc et Jacob Guévin, tous deux des Estacades de Trois-Rivières, et Guillaume Richard, du Séminaire Saint-François.

Zachary Bolduc, un talent exceptionnel, se joindra l’an prochain au nouveau programme prep school de Mount St. Charles dans le Rhode Island. Même si plusieurs programmes universitaires prestigieux le courtisent, Bolduc préfère ne pas se fermer de porte.

« Zachary profitera de la prochaine année pour améliorer sa maîtrise de l’anglais et pour visiter des campus universitaires. Il sera ainsi en mesure de faire un choix éclairé qui tiendra compte de ses intérêts académiques et de la qualité du programme de hockey offert », explique son conseiller familial, André Ruel, de la renommée agence CAA, dirigée par Pat Brisson.

Le nouveau programme de Mount St. Charles, supervisé par l’ex-joueur de la LNH Bryan Berard, est dirigé par des hommes de hockey issus d’un programme de hockey AAA « Selects Academy », qui a aligné plusieurs dizaines de joueurs de la LNH au fil des ans.

Guillaume Richard jouera pour sa part à l’Université du Maine, où l’on retrouve un entraîneur adjoint québécois, l’ex-joueur de la LNH Ben Guité.

De son côté, Jacob Guévin s’est engagé auprès de l’Université du Nebraska à Omaha (UNO), qui comptera sur un grand nombre de Québécois au cours des prochaines années, dont le gardien William Rousseau, ainsi qu’un autre défenseur, Joaquim Lemay.

L’un des entraîneurs adjoints de l’UNO est Dave Noël-Bernier. Originaire de Montmagny, Noël-Bernier a joué son midget AAA à Sainte-Foy avant de s’exiler au Nebraska pour y jouer dans les rangs universitaires. Il a été entraîneur pendant plusieurs années dans l’organisation des Red Wings de Détroit.

Depuis son retour à l’UNO, Noël-Bernier pige allègrement dans la banque de talents québécois. L’automne dernier, il a aussi recruté Alexandre Roy, un défenseur du Cégep André-Laurendeau.

 Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

***

« Ça me chicote d’assister à ça parce que la LHJMQ fait de gros efforts pour améliorer l’encadrement des joueurs en ce qui a trait aux études. Par expérience, je sais aussi qu’un grand nombre de joueurs reviennent déçus de leur expérience aux États-Unis », mentionne le recruteur cité plus haut.

Les lecteurs attentifs auront remarqué qu’un grand nombre de joueurs optant pour les universités proviennent de la Mauricie. La majorité d’entre eux ont porté les couleurs des programmes du Collège Marie-de-l’Incarnation et du Séminaire Saint-Joseph, dirigés par l’entraîneur Denis Francoeur.

Des intervenants de la LHJMQ blâment Francoeur pour cet exode. Les joueurs de son académie disputent des matchs aux États-Unis et visitent des campus américains depuis le début de leurs études secondaires. Mais d’autres perçoivent dans cette mouvance un phénomène de société beaucoup plus large qui résulte probablement de la montée fulgurante du hockey scolaire au Québec.

Claude Morin, qui chapeaute les programmes sportifs du Cégep André-Laurendeau, organise depuis neuf ans un camp d’évaluation au bénéfice de joueurs désireux de faire le saut dans la NCAA. Bon an, mal an, une douzaine d’entraîneurs américains s’y rendent pour y dénicher des talents.

Le prochain camp Apex aura lieu du 17 au 19 mai. Depuis 2011, 68 joueurs y ayant participé ont soit joué, soit obtenu des engagements de la part de programmes de la NCAA.

« Le nombre de joueurs d’âge midget qui participent à notre camp a doublé au cours des quatre dernières années », constate Morin.

***

« Notre job consiste à présenter toutes les options à nos clients », explique pour sa part André Ruel.

Avant, les parents ne voulaient même pas entendre parler de l’option américaine. Maintenant, ce sont eux qui nous demandent d’explorer cette avenue. Et ils sont très bien renseignés. Les jeunes n’ont plus peur de s’expatrier pour jouer au hockey. Faire une heure et demie d’avion pour aller jouer à Chicago ou à Halifax, c’est quoi la différence?

Un autre agent, Dominic De Blois, qui agit à titre de conseiller auprès de la famille Tristan Luneau, va dans le même sens.

« Il y a des équipes du junior majeur qui manquent d’encadrement. Je ne parle pas de bourses universitaires, mais bel et bien d’encadrement du joueur au quotidien. Les familles sont au courant de ce qui se passe. Sans nécessairement aboutir dans la NCAA, elles veulent au moins avoir des options. Si la LHJMQ fait ses devoirs, elle pourra se servir de cette compétition pour s’améliorer au lieu de chercher des coupables. Quand on jouit d’un monopole, on n’a pas souvent l’occasion de se remettre en question », estime De Blois.

« Les représentants des universités se déplacent pour rencontrer les parents. Leur recrutement est beaucoup plus combatif. Il va falloir que les équipes juniors se mettent à la page », renchérit André Ruel.

Phénomène ponctuel ou nouvelle tendance? Ce sera à surveiller. Et ces événements s’avèrent une autre bonne occasion de réfléchir à la mise sur pied d’un véritable réseau de hockey universitaire au Québec.