Articles de journaux

Cette section vous permettra de consulter les articles qui traiteront de l’AHDF, du DLTJH ainsi que des Panthères de L’AHDF du Collège Marie-de-l’Incarnation. Venez consulter la section souvent, elle sera mise à jour régulièrement et vous serez de plus en mesure de retracer les anciens articles.

Félicitations à notre ancien Christophe Sauvageau 17' qui s'alignera l'an prochain avec les Bulldogs d'Alberni Valley de la BCHL. 

Voici le communiqué de presse de l'équipe suite à l'annonce de la signature de Christophe :

https://www.albernivalleybulldogs.ca/winchendon-school-blueliner-christophe-sauvageau-commits-to-bulldogs

 

STEVE TURCOTTE

Le Nouvelliste

TROIS-RIVIÈRES 5 mars 2019 — Joakim Lemay revient d’Omaha un peu étourdi. En fin de semaine, les Mavericks d’Omaha dans la NCAA, lui ont déroulé le tapis rouge, en plus d’offrir au défenseur du Vert et Or une bourse d’études complète, qui va entrer en vigueur à compter de la saison 2021-22.

C’est le deuxième protégé de l’Académie de hockey Denis Francoeur à obtenir une opportunité du genre, après Guillaume Richard qui s’est engagé avec l’Université du Maine. «Depuis que Denis (Francoeur) nous a présenté cette option via une conférence il y a quelques années, je rêvais de jouer NCAA. J’étais donc très heureux quand l’entraîneur des Mavericks m’a annoncé samedi qu’il voulait m’accorder une bourse d’études. J’ai adoré ma visite à Omaha, les installations sont incroyables et j’ai senti que le courant passait avec les entraîneurs», racontait l’adolescent de 16 ans, qui avait aussi l’option de tenter de faire sa place avec l’Océanic de Rimouski l’an prochain, lui qui a été repêché par l’équipe de Serge Beausoleil en juin dernier. «J’ai participé au camp de l’Océanic durant 48 heures au début de la saison, j’ai été super bien accueilli. C’est une bonne organisation. Je crois par contre que la NCAA me convient mieux. Moins de matchs, plus de pratiques, plus de gym, et la possibilité de sortir de là avec un diplôme universitaire, voilà une offre difficile à refuser!»

Francoeur est d’accord. Lemay est un jeune homme qui a grandi sur le tard, qui a besoin de quelques années encore avant d’atteindre son plein potentiel. Le concept américain donne de la latitude dans ce rayon. «Il y a deux ans, Joakim devait mesurer 5’4’’ ou 5’5’’. Là, il est près de la barre du six pieds! C’est toute une poussée de croissance, mais il a évidemment besoin de temps pour se grossir. Ses habiletés sont très élevées, c’est ce qui a charmé Omaha. On a du succès dans le développement de nos défenseurs, et Joakim est un bon exemple», sourit Francoeur, qui se défend de pousser pour la NCAA plutôt que le junior majeur. «C’est du cas par cas. L’idée, c’est de fournir un maximum d’options à nos jeunes, de bien les renseigner puis de leur laisser faire le choix par la suite avec la famille. Autant on se réjouit pour un gars comme Joakim, autant on est fier du parcours des Villeneuve, Allepot, Pépin et Janvier qui ont décidé de rester au Québec.»

Avant de se joindre à l’alma mater de Jake Guentzel, Lemay va poursuivre son développement au Mount St.Charles dans le Rhode Island la saison prochaine, une école où l’ex-joueur de la LNH Bryan Berard y enseigne. C’est durant cette campagne que l’engagement verbal entre Omaha et Lemay sera couché sur papier. Puis il y aura vraisemblablement deux autres saisons d’apprentissage (USHL ou BCHL) avant de devenir membre en règle des Mavericks de l’entraîneur Mike Gabinet, qui est assisté dans ses fonctions par le Québécois Dave Noel Bernier et Paul Jarred. «La route est tracée, ce sera extrêmement motivant dans les prochaines années de poursuivre ma préparation», sourit Lemay.

Carnet de notes

Lemay ne sera peut-être pas le seul finissant du programme mis en place par Denis Francoeur à signer dans la NCAA. Selon Francoeur, deux autres de ses élèves étudient actuellement une offfre pour une bourse d’études complète. «Notre programme est de plus en reconnu de l’autre côté de la frontière, les écoles se déplacent pour venir voir jouer nos joueurs. C’est très valorisant de pouvoir leur offrir différentes options dans leur cheminement.»

5 décembre 2018 Mis à jour le 4 décembre 2018 à 22h26

LOUIS-SIMON GAUTHIER

Le Nouvelliste

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TROIS-RIVIÈRES — Des 125 équipes, toutes catégories confondues, qui participent aux activités de la Ligue de hockey préparatoire scolaire de la présente saison, quatre demeurent invaincues, à l’approche de la pause du temps des Fêtes. La formation M-13 Majeur du Vert et Or du Séminaire Saint-Joseph est l’une d’elles, ayant accumulé jusqu’ici un impressionnant rendement de 15-0, en incluant des victoires contre d’autres clubs de tête.

«On savait que c’était une bonne cuvée, mais à ce point? Oui, c’est surprenant! Nous sommes fiers de nos jeunes», partage le responsable du hockey au SSJ, Danny Dupont, flanqué de son nouveau partenaire dans l’aventure du hockey scolaire, Denis Francoeur.

On se rappellera qu’en février, les deux hommes de hockey avaient confirmé la fusion des activités des Panthères du Collège Marie-de-l’Incarnation et du Séminaire. Les deux programmes évoluaient dans la LHPS, mais en tant qu’adversaires. Les formations des Panthères se concentrent désormais à l’école primaire, puis les jeunes graduent chez le Vert et Or. La nouvelle structure englobe dorénavant 10 formations et une douzaine d’entraîneurs, l’une des plus importantes du circuit provincial. Au total, 156 hockeyeurs se rapportent à l’une ou l’autre de ces équipes, dont 131 au Séminaire Saint-Joseph. Si plusieurs groupes associés au Vert et Or enregistrent un certain succès jusqu’à maintenant, c’est l’équipe M-13 Majeur qui se distingue le plus avec sa fiche toujours sans tache. Des 17 joueurs de l’alignement, six sont en sixième année, donc à leur première année pee-wee. Seulement deux joueurs proviennent de l’extérieur de la région. «Ça veut dire que ce sont d’abord des joueurs développés ici», résume Francoeur qui, dans ses meilleures années, travaillait sur les habiletés hockey d’environ 80 jeunes garçons au CMI. Ce chiffre a presque doublé en l’espace de quelques mois, confirmant ainsi la consolidation du volet Sports au SSJ.

«On ne planifiait pas de fusion il y a trois ans de ça, mais les choses évoluent, rappelle Denis Francoeur. Il faut toujours prendre en considération que la Mauricie mise sur un petit bassin de joueurs à l’échelle du Québec. Pourtant, nous sommes représentés dans toutes les structures existantes. Or, on s’en tire assez bien. Je regarde les succès des Estacades au midget AAA, c’est excellent pour le hockey régional. Nous avons toujours eu de bonnes têtes de hockey ici, on se démarque des autres endroits pour ça, je trouve.»

L’équipe M-13 n’est pas la seule à connaître une bonne saison. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les autres calibres près du M-13 ne se retrouvent pas désavantagés en termes de résultats. «Dans les grosses catégories, nous sommes très compétitifs. On progresse partout. Ça aussi, ça nous rend heureux.»

Francoeur s’attend à voir d’autres joueurs, comme Frédéryck Janvier en juin dernier, être repêchés dans la LHJMQ au prochain repêchage. «Se faire une niche à 16 ans dans un club à maturité comme Rimouski, c’est toute une réussite. Et il y en aura d’autres. Notre groupe de 2003 a du potentiel.»

Pour revenir à l’équipe M-13, elle tentera de poursuivre sur sa séquence, en fin de semaine, en disputant ses deux derniers matchs avant les Fêtes, du côté de Victoriaville.

De retour au Tournoi pee-wee de Québec

Si les jeunes se concentrent actuellement sur la saison régulière de la LHPS, impossible de ne pas penser au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, qui s’amorcera au Centre Vidéotron en février. Un troisième chandail a d’ailleurs été créé pour l’occasion pour les joueurs du Vert et Or M-13, qui auront le privilège de participer à l’événement.

Publié le

Par MARTIN LECLERC, Radio-Canada

BILLET - Un simple communiqué de Hockey Québec, parfois, peut contenir de véritables trésors d'information.

Jeudi dernier, HQ a dévoilé l’identité des 20 joueurs (âgés de moins de 16 ans) sélectionnés pour représenter le Québec aux prochains Jeux du Canada. Et ce qui saute particulièrement aux yeux lorsqu’on consulte cette liste, c’est que plus du tiers de la formation (sept joueurs) a été formé dans la région de la Mauricie.

Pourtant, parmi les 14 régions administratives chapeautées par Hockey Québec, la Mauricie possède l’un des cinq plus petits bassins de joueurs. L’an dernier, on n’y retrouvait que 243 équipes masculines comparativement, par exemple, à 696 équipes dans la région du Lac Saint-Louis, 851 équipes dans Laurentides-Lanaudière ou 966 équipes dans la région de Québec/Appalaches.

Ce qui rend la sélection de ces sept joueurs encore plus exceptionnelle, c’est que parmi les 60 joueurs sélectionnés pour faire partie d’Équipe Québec lors des trois précédents Jeux du Canada (2015, 2011 et 2007), on ne retrouvait que deux joueurs (3,3 % de l’ensemble du groupe) ayant fait leur apprentissage du hockey en Mauricie.

La question qui tue: que s’est-il passé dans cette région?

Comment un bassin de joueur ne constituant que 4,1 % des effectifs de la fédération peut-il soudainement développer 35 % de l’alignement d’Équipe Québec?

S’agit-il d’un simple hasard? Ou encore d’une sorte de cuvée exceptionnelle? Ce sont des hypothèses. Mais il y en a aussi une autre...

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Il y a près de deux ans, j’écrivais dans ces pages que la Mauricie était le plus effervescent laboratoire du hockey québécois. Je soutenais dans cette chronique que cette région, malgré son bassin de joueurs restreint, s’avérait désormais une sorte de nirvana pour les jeunes hockeyeurs désireux de progresser au hockey.

D’abord, dans cette région, le monopole du hockey civil avait été brisé. Les hockeyeurs et leur famille avaient désormais la liberté de faire un choix. La structure civile des Estacades (d’excellente qualité) était désormais en compétition avec le programme du collège privé Marie-de-l’Incarnation (CMI), chapeauté par Denis Francoeur et inspiré des méthodes de développement finlandaises et scandinaves. Le Séminaire Saint-Joseph (SSJ), une autre institution privée dont le structure hockey était supervisée par Danny Dupont, permettait à un autre groupe de joueurs de profiter d’un encadrement optimal.

En plus d’avoir l’embarras du choix, les jeunes joueurs de la Mauricie avaient l’occasion de participer à l’une des plus audacieuses expériences jamais tentées dans le monde du hockey canadien.

Denis Francoeur est un entraîneur chevronné qui a dirigé des équipes jusque dans la LHJMQ. Il y a une dizaine d’années, en s’inspirant du modèle de développement à long terme de l’athlète (DLTA), il a eu le génie d’imaginer un programme de hockey équilibré (encourageant la pratique d’autres sports) et particulièrement axé sur le développement des habiletés individuelles offensives.

Ce programme était planifié pour accompagner des joueurs nés en 2003 (à l’époque d’âge pré-novice) jusqu’à la fin de leurs études secondaires(Nouvelle fenêtre). (Je vous encourage à lire cet hyperlien parce que les jeunes d’âge pee-wee dont il était question dans cet article de 2015 sont les mêmes dont on parle dans cette chronique.)

Le punch de l’histoire est fabuleux: 25 % des joueurs d’Équipe Québec 2019 (nés en 2003) ont fait la quasi-totalité de leur apprentissage au sein du programme de hockey scolaire chapeauté par Denis Francoeur!

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Il y a deux ans, de nombreux sceptiques croyaient qu’une telle répartition de programmes allait signifier la mort du hockey d’excellence en Mauricie. Le quotidien régional Le Nouvelliste en avait même fait une manchette.

Or, les résultats sont époustouflants et semblent démontrer que la liberté de choix et la saine compétition (en termes de qualité d’encadrement) entre les différents programmes se sont avérées extrêmement bénéfiques pour les athlètes.

Parmi les sept joueurs d’Équipe Québec ayant fait leur apprentissage en Mauricie, on retrouve:

•Tristan Luneau, un exceptionnel défenseur de 14 ans (il est le plus jeune de l’équipe) ayant toujours cheminé au sein de la structure civile.

•William Rousseau, un gardien dont le parcours entier (depuis le deuxième cycle du primaire) s’est fait au hockey scolaire (au CMI et au SSJ) sous la supervision de Denis Francoeur.

•Jacob Guévin, un défenseur qui a fait tout son apprentissage au CMI avant de choisir de faire le saut, cette saison, chez les Estacades de la Ligue midget AAA.

•Guillaume Richard, un arrière originaire de la région de Québec (Cap Santé) mais qui a fait son apprentissage au CMI. Richard a choisi cette saison de jouer dans la Ligue midget AAA avec le Séminaire Saint-François.

•Anthony Bédard, un attaquant ayant cheminé au CMI depuis le primaire, et qui s’est joint à la structure des Estacades depuis deux ans.

•Zachary Bolduc, un attaquant qui a aussi choisi le parcours du CMI et qui s’est joint aux Estacades midget AAA cette saison.

•Maxime Pellerin, qui a fait une partie de son apprentissage au Collège Clarétin (une autre école membre de la Ligue de hockey préparatoire scolaire) et qui a décidé de faire le saut chez les Estacades midget AAA cette saison.

Pour quiconque connaît l’histoire récente de Hockey Québec, cette liste relève presque de la science-fiction. Et c’est tout à l’honneur du nouveau DG de Hockey Québec, Paul Ménard, qui a négocié l’an dernier avec Mathieu Darche la fin de la quasi-guerre religieuse qui existait entre la fédération et le hockey scolaire.

Au sein d’Équipe Québec, on retrouve un joueur évoluant toujours au hockey scolaire et une multitude d’autres qui sont parvenus à passer d’une structure à l’autre par choix, sans pression et sans être reçus comme des chiens dans un jeu de quilles, comme c’était auparavant le cas (dans certaines régions, du moins).

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Lorsqu’on lui demande de commenter la stupéfiante émergence de sa première cohorte de hockeyeurs, Denis Francoeur se place immédiatement en retrait.

« Je n’ai pas la prétention de donner du talent à qui que ce soit. Nous avons eu la chance de nous retrouver en présence d’athlètes talentueux et nous avons tenté de mettre en place des conditions pour les aider à atteindre leur plein potentiel », répond-il.

« Ces jeunes ont été choisis (par Hockey Québec) parce qu’ils ont le talent, parce qu’ils sont passionnés et parce qu’ils sont des gagnants. Et quand je dis cela, je parle aussi d’autres sports. Certains ont connu du succès au baseball, au golf ou dans d’autres sports qu’ils ont pratiqués dès leur jeune âge, et ça les a sans doute aidés dans leur développement. »

Au cours des derniers mois, Denis Francoeur avoue avoir ressenti de la déception en voyant cinq élèves-athlètes choisir de quitter le hockey scolaire pour se joindre au programme midget AAA des Estacades (supervisé par Frédéric Lavoie, l’un des plus prometteurs jeunes entraîneurs québécois). En même temps, Francoeur trouve cette liberté de choix tout à fait saine pour les athlètes.

« Au sein de notre programme, les gens peuvent arriver et partir quand ils le veulent. C’est certain que c’était décevant de voir partir des jeunes qui étaient avec nous depuis le début pour tenter l’aventure midget AAA puisque nous prônons depuis le début qu’il n’est pas nécessaire de suivre la route traditionnelle pour gravir les échelons du hockey. Mais cette nouvelle expérience sera bénéfique pour eux, et elle leur permet de connaître autre chose. Aussi, les responsables du midget AAA sont heureux de recevoir des joueurs formés chez nous », dit-il.

« Les succès de nos joueurs nous confirment par ailleurs que nous sommes sur la bonne voie. En plus d’Équipe Québec, nous recevons plusieurs signaux positifs depuis quelques années. Deux de nos joueurs (Frédéryck Janvier et Anthony Allepot) ont percé des alignements junior majeur à 16 ans en sortant directement de notre école, et nos joueurs se sont distingués dans plusieurs compétitions de haut niveau, même à l’étranger. »

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Depuis cette saison, l’organigramme hockey a quelque peu changé en Mauricie.

Assisté de Danny Dupont, Denis Francoeur et son académie chapeautent désormais les programmes des deux institutions privées mentionnées dans ce texte. L’an dernier, le Collège Marie-de-l’Incarnation et le Séminaire Saint-Joseph (qui étaient encore récemment de grands rivaux) ont effectivement décidé de fusionner leurs volets hockey. Le CMI se concentre désormais sur le hockey scolaire des élèves du primaire, tandis que le Séminaire Saint-Joseph les accueille au secondaire.

Peu importe, cette formidable expérience continue. Les jeunes de la Mauricie ont toujours le choix entre deux structures distinctes qui sont chapeautées par des entraîneurs compétents et qui rivalisent d’imagination pour leur offrir le meilleur encadrement possible.

Et désormais, les structures civile et scolaire travaillent main dans la main et placent les intérêts des athlètes à l’avant-plan. Il y a quelques semaines, Danny Dupont travaillait de concert avec les représentants des Estacades pour composer l’équipe masculine qui représentera la Mauricie aux Jeux du Québec.

Nous avons d’incroyables cerveaux et énormément de gens bien intentionnés au sein de nos structures sportives au Québec. C’est beau à voir lorsqu’on les laisse s’exprimer.

28 Août 2018

L'Avantage Rimouski

Par Réal-Jean Couture - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pas gêné pour un sou, nullement intimidé par son gabarit de 5’05’’ et 148 livres, encore moins par ses 15 ans – il en aura 16 le 08 septembre prochain, le choix de 9e ronde (159e) de l’Océanic au dernier repêchage de la LHJMQ, Frédéryck Janvier, s’est creusé une place dans l’alignement de l’équipe.

Celui qui était perçu il y a une semaine comme possiblement « l’histoire du camp » n’a pas donné de chance au personnel hockey lorsqu’est venu le temps de faire connaître sa liste de 25 joueurs pour débuter la saison.

Rappelons son histoire. Évoluant chez les U18 dans la LHPS au Collège Marie-de-L’Incarnation, Janvier s’est présenté au camp de l’Océanic pour se préparer aux camps des collègues américains. Après 48 heures, histoire de protéger son éligibilité à ces camps, il quitte l’Océanic, mais le doute s’installe dans les 4 heures de route vers la maison (Trois-Rivières).

Ce trajet le conduit vers l’insomnie et après deux jours de réflexion et des échanges avec ses parents, il appelle Serge Beausoleil pour lui dire que c’est non aux collèges américains et oui à l’Océanic. Il est donc bienvenue à revenir – c’est lui qui avait quitté – et le voilà au pointage mardi (à Québec) et mercredi (à Rimouski), et face à la presse locale pour une première fois.

Son gabarit ne déjoue pas Serge Beausoleil. « Il vend ça cher la livre » disait-il, devant le comportement de son diminutif joueur de centre. « Mon gabarit ne changera jamais mon jeu. J’ai toujours été un joueur physique et je vais toujours continuer à jouer de cette façon, blessé ou non et je vais continuer à marquer des buts. »

C’est la qualité de l’organisation qui l’a amené à opter pour l’Océanic au lieu des USA. « C’est certain que les États-Unis, c’était quelque chose de gros pour les études, mais j’ai rencontré les coachs, le staff, les joueurs et j’estimais finalement que ma place était plus avec ce groupe. » Et Janvier est persuadé qu’il a une place dans l’équipe. « Ma place est ici ! » Il est revenu à Rimouski sans promesse ou engagement de l’équipe à son endroit. « Je suis prêt ! »

Conscient dès le départ à Rimouski que les adversaires sont plus haut, plus lourds, le jeu nettement plus rapide, il savait que sa première mission sera sous le terme de l’adaptation, tout en comprenant que c’est son style qui a attiré l’attention des dépisteurs.

Il a d’ailleurs eu des discussions avec 13 des 18 clubs de la LHJMQ avant le repêchage. Ayant toujours évolué dans des calibres plus haut, il se sentait très à l’aise de regarder une place dans la LHJMQ, même s’il était un peu déçu d’être repêché en 9e ronde. « J’ai connu une excellente saison et je savais que je serais repêché, mais j’espérais l’être plus tôt que 9e ronde. Dans le moment, j’ai fait mes preuves à l’effet que la 9e ronde ne représente pas mon identité. »

Janvier a rapidement découvert qu’il se joignait à un groupe proche, uni, où chacun se sent concerné par les actions des autres dans l’équipe. « C’est une famille. Tu reviens au banc et tu y reçois une petite tape dans le dos, et en cas de blessure, les encouragements sont là. »

Et s’il admet avoir des choses à prouver avec sa stature, « tu peux avoir aussi des choses à prouver à 6’03’’. Je ne travaille donc pas en fonction de ma grosseur ni de ma grandeur. Je chausse les patins et saute sur la glace dans l’intention de montrer ce dont je suis capable. »

Frédéryck Janvier se sent bien à Rimouski. « J’aime bien les coachs, on s’amuse dans le vestiaire et j’ai un bon feeling quand je saute sur la patinoire. On dirait que j’ai aussi les partisans qui réagissent quand il se passe quelque chose. Et j’ai hâte que la saison commence » de conclure un jeune qui n’a jamais joué devant 3 000 personnes. Il a bien hâte de le faire !