Articles de journaux

Cette section vous permettra de consulter les articles qui traiteront de l’AHDF, du DLTJH ainsi que des Panthères de L’AHDF du Collège Marie-de-l’Incarnation. Venez consulter la section souvent, elle sera mise à jour régulièrement et vous serez de plus en mesure de retracer les anciens articles.

17 janvier 2022 13h48

Steve Turcotte

Le Nouvelliste

Potentiel choix de première ronde dans la LHJMQ en 2022, Sasha Boisvert n’a pas l’intention de rentrer au Québec la saison prochaine.

Le Trifluvien de 15 ans, qui s’aligne à l’Académie du Mount St.Charles depuis deux ans, s’est engagé avec les Lumberjacks de Muskegon dans la USHL dans les dernières heures.

Comme le circuit Courteau, la USHL dispose d’un repêchage annuel. La différence, c’est que chaque équipe peut s’engager au préalable avec deux joueurs de son choix. Le prix à payer est lourd, toutefois : l’équipe qui utilise cette stratégie doit être prête à sacrifier ses choix de premier et deuxième tours. Dans le cas de Boisvert, Muskegon a renoncé à son premier choix pour le mettre sous contrat.

«Il peut marquer, lancer, et changer le cours d’un match avec une mise en échec. Il peut avoir un impact de plusieurs façons… On s’attend à ce qu’il ait un impact immédiat dans notre alignement la saison prochaine et nous sommes excités d’ajouter un aussi grand talent comme lui», a expliqué Steve Lowe, président des opérations hockey, par voie de communiqué.

Il y avait plusieurs équipes aux trousses de Boisvert. Les Lumberjacks n’ont ménagé aucun effort pour que celui qui a été formé par les Panthères du CMI décide de porter leur maillot.

«Ils ont été très professionnels dans la façon de présenter leur structure de hockey et leur programme académique. Même le président de l’équipe s’est impliqué dans le processus. Sasha a été séduit par tous ces efforts. Et on a pris des informations supplémentaires avec Jacob Guévin, qui s’aligne pour Muskegon. Avec toutes les données en main, il était très content de s’engager», explique son conseiller Jonathan Lachance. «Cette procédure oblige les Lumberjacks à lui faire une place dans l’équipe la saison prochaine. C’est un engagement mutuel très important», ajoute-t-il.

Dans ces conditions, Lachance assure que le choix de la famille Boisvert est coulé dans le béton. Ce n’est pas une partie de poker pour choisir une quelconque destination dans la LHJMQ. «Il est aux États-Unis depuis deux ans déjà. Il n’est même pas revenu à Noël au Québec l’an dernier, car il ne voulait pas rater des activités d’équipe en raison de la quarantaine obligatoire. Dans sa tête, son chemin est clair, il se dirige vers la NCAA», souligne Lachance.

Même son de cloche à la résidence familiale trifluvienne. «C’est le chemin dont il rêve depuis qu’il est tout petit. Dans un monde idéal, il jouerait deux ans dans la LHJMQ, puis il irait NCAA finir son développement. Mais les règlements empêchent ça, il faut choisir un bord ou l’autre. Nous savons qu’il se fait aussi de très bonnes choses ici. Mais Sasha préfère le modèle américain, car tu as plus de temps pour te développer», raconte son papa Jimmy Boisvert.

«On a pris toutes les informations nécessaires, point de vue encadrement. À l’école, il y aura un professeur qui va se déplacer à l’aréna pour l’aider. Sur la glace, il va notamment travailler avec un des entraîneurs des habiletés des Maple Leafs de Toronto. Il aura accès à tout ce dont il a besoin pour continuer ses apprentissages.»

Boisvert est un attaquant de puissance qui vient d’atteindre les 6’2’’. À ses 20 premiers matchs cette saison, il a enfilé 24 buts, en plus de se faire complice de 19 autres filets. Ce rendement lui vaut de beaux compliments de son entraîneur. «J’aime comment il compétitionne chaque jour, même dans les pratiques. Ça fait de lui un meilleur joueur, et ça rend tout le monde meilleur autour. Il dispose de tous les intangibles, en plus de ses habiletés. C’est un joueur complet», a mentionné Scott Gainey par voie de communiqué.

 

 

 

 

 

13 octobre 2021 3h00

Mise à jour à 5h00

Louis-Simon Gauthier, Le Nouvelliste

Joaquim Lemay n’a pas mis de temps à apprivoiser son nouvel environnement de travail.

Le hockeyeur de Saint-Pierre-les-Becquets a été choisi le défenseur par excellence de la troisième semaine d’activités dans la United States Hockey League (USHL), le principal circuit junior de développement aux États-Unis.

Fort de ses quatre points en deux rencontres, l’arrière des Stars de Lincoln (Nebraska) fut l’une des têtes d’affiche de son club, lors de deux victoires décrochées face au Stampede de Sioux Falls. Lemay, 19 ans, a d’abord récolté deux passes dans un gain de 6-1, avant d’ajouter une aide et d’enfiler son premier but dans la USHL pendant le deuxième match, le but de la victoire de surcroît. Il totalise donc quatre points en cinq parties jusqu’ici avec les Stars.

Choix de quatrième ronde, 119e au total par les Capitals de Washington au repêchage 2021 de la Ligue nationale de hockey, Lemay est un produit du programme de hockey scolaire de Denis Francoeur. Il a notamment évolué à Trois-Rivières pour le Collège Marie-de-l’Incarnation et le Séminaire Saint-Joseph.

Le Centricois dispute présentement sa première saison dans la USHL. Il devrait rejoindre, l’an prochain, les rangs universitaires américains en s’alignant pour Nebraska-Omaha.

3 novembre 2020 3h00

STEVE TURCOTTE

Le Nouvelliste

Trois-Rivières — Près d’une quinzaine de patineurs élevés sur le territoire du Nouvelliste patinent cette saison sur les glaces de la LHJMQ.

Cette cuvée comporte quelques gros canons comme Alex Beaucage, William Rousseau, Xavier Bouchard et Marc-Antoine Pépin. Mais, le point de mire du groupe sera sans contredit Zachary Bolduc, pressenti comme un futur choix de première ronde à l’encan 2021 du repêchage de la LNH.

Coup d’œil sur chacun d’eux, alors que la ligue est active depuis le début octobre.

1.       Looris Rafanomezantsoa, Saguenéens

Stoppé par une blessure à la mâchoire, Rafanomezanstsoa vient de reprendre le collier et il sera vraisemblablement appelé à prendre pas mal de responsabilités dans le champ arrière des Saguenéens dans les prochaines semaines. Ces derniers ont perdu plusieurs morceaux durant la saison morte à la ligne bleue, alors il y a plus d’espace pour lui. À sa deuxième campagne dans la ligue, après une belle progression en deuxième moitié de saison, il semble mûr pour relever ce défi avec succès.

2.       William Rousseau, Remparts, (AHDF 19’)

Il a tourné le dos à la NCAA pour joindre les Remparts et Patrick Roy va lui donner la chance dès cette saison de se bagarrer pour le poste de gardien numéro un. Il entre dans la ligue étiqueté comme un des meilleurs portiers de son groupe d’âge au Canada. Il est éligible au prochain repêchage de la LNH.

3.       Zachary Bolduc, Océanic (AHDF 18’)

Le dauphin d’Alexis Lafrenière à Rimouski. Bolduc a été sensationnel à sa première saison LHJMQ. Cette saison par contre, il sera plus exposé, puisqu’il sera l’attaquant à stopper dans son clan. Les dépisteurs pourront alors scruter son jeu à la loupe… quand il reviendra au jeu à la suite d’une convalescence attachée à une appendicite subie à la fin octobre. !

4.       Frédéric Janvier, Océanic (AHDF 18’)

Déjà une troisième saison pour le petit élève de Denis Francoeur. Il avait fait sensation à son premier camp, se méritant une place dans un vestiaire bondé de vétérans. La suite a été plus compliquée. L’équipe amorce une reconstruction, il y a moins de congestion. À lui de saisir sa chance. Jusqu’ici, il a amassé une passe en cinq matchs.

5.       Zachary Massicotte, Océanic

Assistant au capitaine Nathan Ouellet, ce gros défenseur a amorcé sa troisième campagne à Rimouski. Un défenseur classique, qui se concentre sur son travail en défensive et qui amène une touche de robustesse. L’an dernier, il a aussi montré une belle petite progression offensive. Utilisé à toutes les sauces.

6.       Alex Beaucage, Huskies

L’un des tireurs les plus menaçants chez les juniors au pays. La saison dernière, il fut le joueur de la LHJMQ avec le plus haut pourcentage de buts de son équipe! À 19 ans, c’est sa dernière saison dans la ligue et elle pourrait être mouvementée: il pourrait devenir un joueur très convoité si les Huskies décident de monnayer ses services à la prochaine période des transactions!

7.       Xavier Bouchard, Huskies

Il attaque sa cinquième saison dans la LHJMQ, le maximum possible. Bouchard a excellé en deuxième moitié de saison avec les Screaming Eagles, et voilà qu’il se retrouve en Abitibi, où il passé une partie de son adolescence. Le mariage avec les Huskies, l’ancien club de son père Gilles, s’annonce fructeux et devrait être un tremplin pour les pros.

8.       Anthony Bédard, Cataractes (AHDF 17’)

Sa blessure l’an dernier a peut-être permis aux Cataractes de réaliser un bon coup en obtenant ses services durant le camp. Depuis son arrivée à Shawinigan, il se fait remarquer pour les bonnes raisons et il est en train de s’installer dans le top 9 à 17 ans. Sa vitesse et sa combativité dérangent les défensives adverses.

9.       Isaac Ménard, Cataractes (AHDF 19’)

Les Cataractes l’ont convaincu de rester au Québec, lui ouvrant les portes de leur vestiaire à 16 ans. Ses habiletés avec la rondelle crèvent les yeux, tout comme sa mobilité. Reste à prendre de la maturité physique pour mieux défendre. Cette première campagne en sera une d’apprentissage pour ce Trifluvien qui devrait devenir très important pour l’équipe dès l’an prochain.

10.   Marc-Antoine Pépin, Cataractes (AHDF 18’)

Si Pépin veut s’élever au rang de défenseur vedette dans la ligue, c’est maintenant que ça se passe. 6’3’’, fort comme un cheval, habile en relance, il doit simplement utiliser tous ses outils chaque soir. Dans les trois zones. Pépin va décider lui-même jusqu’où il ira dans le hockey. Le coffre à outils est plein pour le protégé de Denis Francoeur, qui amorce à 19 ans sa deuxième saison complète dans la LHJMQ…

11.   Vincent Trudel, Phoenix

Ce choix de neuvième ronde s’est taillé une place dans le vestiaire de l’une des équipes favorites ! L’ex-Estacades va vraisemblablement faire partie de la profondeur du Phoenix à la ligne bleue, qui est depuis le début de la saison en l’absence d’éléments-clés. C’est le temps d’aller chercher du précieux millage pour ce Shawiniganais qui aime bien s’impliquer physiquement!

12.   Jacob Rabouin, Phoenix

L’Aleximontois a dû être patient l’an dernier, derrière les grosses vedettes du Phoenix. Cette saison, Rabouin devrait voir plus de glace… s’il arrive à s’éloigner de l’infirmerie. Il a raté une bonne partie du camp en raison d’une blessure, puis il était à son poste pour le premier match de la saison mais il est récemment retombé au combat…

13.   Gabriel Villeneuve, Foreurs (AHDF 16’)

Beaucoup de responsabilités attendent Villeneuve au cours des prochains mois, au sein de l’une des puissances de la Ligue canadienne de hockey. Les Foreurs vont tout mettre en œuvre pour aller jusqu’au bout. Il sera au cœur de cette poussée.

14.   Anthony Allepot, Foreurs (AHDF 17’)

Il a maintenant 150 matchs d’expérience dans le corps, Allepot est mûr pour afficher une progression dans son jeu. Un défenseur athlétique, avec un gabarit de rêve, les Foreurs lui ont permis de s’épanouir lentement. Ça devrait être jour de paye cette année!

ÉRIC LEBLANC, RDS

MONTRÉAL - Alors que plusieurs entraîneurs québécois rêvent d’une carrière dans la LNH comme celles d’Alain Vigneault, Jon Cooper, Claude Julien ou Barry Trotz, Sébastien Lemay aspire à un rôle de spécialiste du développement et il jouit déjà d’une enviable réputation dans ce domaine.
 
« Ce n’est pas toujours plaisant de regarder un match avec moi. La dernière minute peut durer 20 minutes. Je recule, j’avance, je recule encore et j’avance. J’essaie de comprendre (dans certaines séquences) où le joueur amène le poids sur sa lame de patin, pourquoi cette feinte fonctionne... Ensuite, je trouve des exercices pour reproduire ça », explique Lemay en souriant puisqu’il pense à sa conjointe qui doit parfois endurer ce manège.
 
Lemay a vu ses aspirations évoluer durant son parcours d’entraîneur au sein de l’Académie de hockey Denis Francoeur (AHDF) qui est associée au programme du Vert et Or du Séminaire St-Joseph.
« Il y a cinq ou six ans, je voulais plus devenir entraîneur. Mais, depuis, ça m’intéresserait moins de diriger une équipe junior par exemple. J’aime vraiment le développement individuel, c’est le côté qui me passionne. Je peux passer 45 minutes à décortiquer une séquence. Je suis vraiment bien à cet emploi, mais c’est sûr que si j’avais une porte ouverte, une journée par semaine, pour du développement au niveau junior ou universitaire, je sauterais dessus, j’aimerais bien ça », a convenu l’instructeur.
 
Depuis quelques années, le développement des habiletés s’approprie enfin plus de place au hockey. Pourtant, Lemay constate que l’ajustement tarde à se faire à quelques endroits.
 
« Je regarde des matchs de niveau junior et plusieurs équipes n’ont pas d’entraîneur de développement des joueurs. Je trouve ça dommage un peu. Il y a de bons joueurs costauds qui sont dominants, mais ils ont encore beaucoup de lacunes dans leur patinage après leurs quatre années et ce n’est jamais travaillé sauf durant l’été. Ils arrivent pour faire le saut vers les rangs professionnels et ils ne sont souvent pas en mesure de le faire », a confié Lemay sans qu’on puisse le contredire.
 
Au départ, l’AHDF embauchait des consultants externes pour développer les habiletés de patinage.
 
« À un certain point, j’ai déterminé qu’on pouvait s’occuper de cet aspect et l’amener encore plus loin. Sébastien était très ouvert à ça et il s’est perfectionné dans l’art du patinage qui a beaucoup évolué dans la LNH. Il a fouillé, il s’est inspiré des meilleurs dans ce domaine si bien qu’aujourd’hui, il est sollicité pour du travail individuel en power skating. Il est vraiment à un haut niveau dans ce qui se fait là-dedans », a souligné Francoeur.
 
Durant sa carrière prospère dans la LHJMQ, Francoeur a partagé son savoir à de nombreux entraîneurs et il reconnaît le potentiel de Lemay. 
 
« Au niveau des connaissances, il se classe avantageusement dans ce groupe. Je ne crois pas qu’il ait les mêmes ambitions qu’eux, mais ça n’enlève rien à sa qualité d’entraîneur et d’enseignant. Dans le hockey, de nos jours, ça prend des spécialistes un peu partout », a noté Francoeur qui a notamment travaillé avec André Tourigny, Benoît Groulx et Claude Bouchard.
 
Ainsi, il ne faut guère être surpris des inspirations différentes de Lemay. 
 
Sébastien Lemay
Sébastien Lemay (Source: RDS)
« On a tous nos modèles dans la vie. De mon côté, c’est l’équipe du développement des Maple Leafs : Barbara Underhill pour le patin, Denver Manderson pour le maniement de rondelle et Darryl Belfry pour le transfert des situations de matchs dans les entraînements. Par exemple, si on remarque qu’Auston Matthews a de la misère à décocher son lancer quand il est placé de telle façon, il va trouver un exercice pour améliorer ça », a-t-il dévoilé lors d’un entretien rafraîchissant avec le RDS.ca.
 
« Je me suis inspiré de ce modèle. Depuis quelques années, j’intègre beaucoup de contexte de partie, ça aide le joueur concrètement. Avant, pour le power skating, on parlait beaucoup des poussées. Maintenant, j’ai souvent plus l’air d’une patineuse artistique que d’un joueur de hockey. Chaque joueur, j’essaie de le rendre confortable sur chaque patin et dans plein de gestes. Dans un match, tu es souvent en déséquilibre, ça prend des transitions rapides », a poursuivi Lemay.
 
Au fil des ans, Lemay a bénéficié de la prolifération de contenu sur des outils comme Instagram et Twitter. De plus, il a développé un réseau de contacts dans l’Ouest canadien et aux États-Unis tout en épiant de près ce qui se fait en Russie, en Suède et en Finlande. Encore là, il ne suit pas uniquement des entraîneurs de hockey, mais plusieurs patineuses artistiques.
 
Bref, pour revenir à ce que Francoeur disait, son expertise est désormais reconnue.
 
« J’enseigne à des joueurs du Midget AAA, du junior, de l’USHL, de l’Europe. C’est bien amusant », a indiqué Lemay.
 
Des entraîneurs établis en sol américain, comme Ben Guité de l’Université du Maine, se tournent également vers lui. 
« Il m’envoie des extraits de certains joueurs qui ont de la misère par rapport à certaines choses dans le patinage. Je me suis même filmé en roller blade sur un terrain de tennis pour lui montrer des exercices à travailler avec ses joueurs. Il filme sa séance et me renvoie le tout pour que j’observe le résultat et je retourne d’autres exercices », a décrit Lemay qui, bien entendu, ne peut pas se déplacer en personne en raison de la COVID-19.  
 
Un programme qui inspirera ailleurs au Québec ? 
 
Jack Han, qui déploie une approche avant-gardiste du hockey, a été séduit par la philosophie de Lemay. 
« Il n’est pas si vieux, mais il est très ouvert d’esprit pour son âge (46 ans) et j’admire beaucoup cet aspect chez lui. Il recherche beaucoup d’informations et il essaie d’implanter ça au Québec », a noté Han avec franchise.
 
Leur relation leur a permis d’aborder plusieurs éléments incluant les commentaires de Michaël Bournival qui travaille aussi au Séminaire St-Joseph.  
 
« Bournival racontait la différence au niveau du développement entre Lightning et le Canadien. Quand il était avec Tampa, même s’il jouait à Syracuse et qu’il n’avait pas de grandes chances de monter, il avait accès à beaucoup de ressources comme des cours de patin, des entraîneurs d’habiletés et encore plus. Avec le CH, tandis qu’il était en train de percer, il avait très peu d’aide de ce genre », a soulevé Han.
 
Lemay avait d’ailleurs invité Han à assister à un entraînement à Trois-Rivières avant l’éclatement de la pandémie.
 
« Des équipes comme les Chevaliers et le Séminaire en font beaucoup, ce sont deux pôles qui se développent bien au Québec, tant du côté des joueurs que des entraîneurs. Peut-être que ça va créer un effet d’entraînement pour le reste de la province. Il y a encore des gens dans la région de Montréal qui font les choses de la même manière depuis 30 ans. Peut-être qu’ils vont se réveiller un peu et qu’une compétition saine et bénéfique se développera », a ajouté Han qui prône l’évolution avant tout.
 
Une perte d'emploi qui a changé sa vie 
 
Ce parcours prometteur de Lemay a démarré d’une manière inattendue. Il y a une quinzaine d’années, il a accepté l’invitation d’un ami pour l’aider, quelques jours, dans son école de hockey. Il n’aurait jamais cru que la piqûre serait aussi forte et que ça deviendrait son nouveau métier quand l’abattoir de Princeville, où il travaillait, a cessé ses opérations.
  
Il a alors parcouru le Québec pour travailler dans différentes écoles de hockey. Après avoir acquis la formation nécessaire via Hockey Québec, Lemay s’est déplacé encore plus loin. Il a participé à des camps dans des villages Atikamekw, il s’est rendu jusque dans le grand nord pour un programme avec la Nation crie au Nuvavik et il a été particulièrement comblé par une expérience qu’il a répétée au nord de Chibougamau.   
 
Sébastien Lemay
Sébastien Lemay (Source: Courtoisie)
« J’ai décidé d’y aller une semaine et je suis vraiment tombé en amour. Ce sont des passionnés qui n’avaient jamais vraiment eu de coaching. Ils embarquaient sur la glace avec des rondelles, des bâtons et des cônes en faisant un peu n’importe quoi. Ce n’était pas toujours facile au début, ils étaient moins habitués d’être rigoureux et intenses, mais on a monté un beau programme. C’était vraiment plaisant de partager notre savoir », a raconté Lemay, père d'une fille qui a eu un beau parcours au hockey et d'un fils, Joaquim, qui évolue dans le circuit BCHL. 
 
Sa passion ne laissait aucun doute et il a trouvé le contexte idéal pour s’épanouir auprès de Francoeur qui l'a embauché alors qu’il n’était qu’à la base de la pyramide du hockey mineur.
 
« Je l’ai formé et je lui ai donné beaucoup de latitude ensuite. C'est là qu'il a commencé à voler de ses propres ailes et à gérer des dossiers importants dans l’Académie. C’est un bon allié qui a progressé au fil des ans et, aujourd’hui, il maîtrise vraiment tout dans l’art d’enseigner ces choses », a vanté Francoeur.
 
« J’avais juste coaché du novice quand j’ai commencé avec Denis. Disons que les deux premières années, j’avais les oreilles grand ouvertes. J’écoutais et je ne parlais pas beaucoup », a exposé Lemay qui a fait énormément de chemin depuis qu’il a hérité des rênes d’une équipe à sa troisième année. Notons que Francoeur et Lemay vivront un grand moment cet été alors que la première cuvée de l’AHDF sera admissible au prochain repêchage de la LNH. Quelques-uns de leurs anciens protégés devraient être repêchés dont Zachary Bolduc et Guillaume Richard. 

Le 19 septembre 2020 — Modifié à 11 h 04 min le 18 septembre 2020

Par Jonathan Cossette

 

La saison de hockey est à nos portes et pour certains jeunes hockeyeurs bientôt à l’âge adulte, l’heure de la grande décision approche. Est-ce qu’on choisit de poursuivre son parcours dans les amphithéâtres canadiens, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), ou est-ce qu’on choisit le parcours de la National Collegiate Athletic Association (NCAA), chez nos voisins du Sud?

Depuis plusieurs années déjà, ce dilemme se présente à plusieurs joueurs s’étant développés à l’Académie de hockey Denis Francoeur (AHDF). L’ancien entraîneur des Cataractes de Shawinigan, notamment, n’a donc nul autre choix que de bien préparer les familles des joueurs.

«La plupart de nos joueurs sont dans notre système du début à la fin alors ils apprennent et savent ce qui les attend en fin de parcours. Les joueurs et les parents ont déjà de bonnes connaissances envers la LHJMQ et la NCAA. De notre côté, on reste à leur disposition pour répondre à toutes questions en profondeur. Beaucoup d’entre eux ont déjà même visité des collèges et des universités américaines. Notre programme est maintenant reconnu à travers l’Amérique du Nord et ils savent ce qu’est l’Académie de hockey Denis Francoeur», confie-t-il d’emblée.

«Nous, on est là pour représenter les joueurs et on connait bien les deux côtés de la médaille. Si tu arrives dans la NCAA à 19 ou 20 ans, tu vas affronter des gars de 21 à 24 ans. Les joueurs de premières années se font appeler Freshman, ensuite Sophomore et Junior à l’an numéro trois. Après trois ans, tu deviens Senior. Les plus talentueux vont se démarquer même s’ils n’ont que 19 ou 20 ans, un peu comme on voit dans la LHJMQ avec les 16 et 17 ans.»

Choisir de poursuivre ses études loin des parents et amis peut également peser dans la balance pour certains jeunes joueurs.

«C’est sûr que c’est le fun pour les joueurs d’avoir différentes options et non un parcours cylindrique à une voie. Souvent, c’est difficile de décider pour les familles et c’est un moment stressant qui peut amener de l’anxiété à savoir si on fait le bon choix ou non. Pour d’autres familles, il n’y a pas de pression. Ça passe ou ça casse!», explique coach Francoeur.

«Même si le chemin est plus court en Amérique du Nord, tu n’arriveras pas nécessairement plus vite en haut. Si un joueur a un énorme potentiel pour se rendre à la Ligue nationale de hockey (LNH), il va le faire rapidement, même s’il choisit la NCAA. Comme c’est un peu plus le long pour se développer en passant par le Sud, c’est sûr que ça amène un peu plus de visibilité aussi. Souvent, on va voir des gens critiquer le choix d’un joueur de choisir les États-Unis et non le Québec. Par contre, ces gens-là n’ont pas toutes les données qui mènent à cette décision et on pourrait s’en parler pendant des jours si ça devait être un dossier journalistique.»

Joueurs à surveiller

Tel que mentionné précédemment, de plus en plus de hockeyeurs sortant de l’Académie de hockey trifluvienne reçoivent une entente verbale intitulée commitment de la part de différentes universités américaines.

«Joaquim Lemay devrait jouer dans la British Columbia Hockey League (BCHL) la saison prochaine, à 18 ans, et rejoindre l’Université du Nebraska, à Omaha, à 19 ou 20 ans. Jacob Guévin a joué cinq maths dans la United States Hockey League (USHL) l’an dernier alors il devrait commencer là cette année pour être prêt à rejoindre Omaha à 19 ans. Mathis Ross n’a que 17 ans et a eu beaucoup de visibilité l’an dernier en vue d’obtenir un commitment dans la NCAA. Thomas Pichette pourrait lui aussi rejoindre la NCAA à 19 ou 20 ans, et c’est la même chose pour Isaac Lambert», témoigne-t-il.

«Bref, les deux parcours sont bien différents et c’est notre rôle de bien l’expliquer aux joueurs et aux parents. Le joueur qui va choisir la NCAA a des chances de sortir de là avec un baccalauréat en poche alors s’il se retrouve dans la Ligue américaine de hockey (LAH) pendant quelques années, il a un filet de sécurité en sortant. Le joueur qui choisit la LHJMQ n’aura pas de baccalauréat et s’il se retrouve dans la Ligue américaine de hockey (LAH) pendant quelques années, il devra songer à retourner aux études. Il faut toujours être conscient qu’un faible pourcentage de hockeyeurs réussit à faire une carrière professionnelle, que très peu parviennent à devenir un joueur régulier qui dispute 82 matchs dans la Ligue nationale», conclut-il.

Rappelons que l’Académie de hockey Denis Francoeur a évolué au Collège Marie-de-l’Incarnation (CMI) pendant six ans avant de poursuivre ses activités au Séminaire Saint-Joseph (SSJ) en septembre 2018.