SHAWINIGAN – Il y a marqué 105 buts et ajouté 125 mentions d’aides, noué de solides amitiés, rencontré son épouse et ramené la Coupe Stanley. Pascal Dupuis n’y est peut-être pas né, mais il continue d’entretenir une éternelle histoire d’amour avec Shawinigan. Ce samedi, les Cataractes y écriront un nouveau chapitre en retirant son chandail #16.

SHAWINIGAN – Il y a marqué 105 buts et ajouté 125 mentions d’aides,  noué de solides amitiés, rencontré son épouse et ramené la Coupe Stanley. Pascal Dupuis n’y est peut-être pas né, mais il continue d’entretenir une éternelle histoire d’amour avec Shawinigan. Ce samedi, les Cataractes y écriront un nouveau chapitre en retirant son chandail #16.

« Ce sera assurément un moment spécial. Je me sens choyé et je ne sais pas trop à quoi m’attendre mis à part la traditionnelle banderole. L’organisation m’a tenu complètement à l’écart afin de me garder la surprise totale. J’ai hâte de le vivre », souligne l’attaquant qui avait précédemment amorcé sa carrière dans l’uniforme des Huskies de Rouyn-Noranda.

Chez les Cataractes, Dupuis a réédité le livre des records de l’équipe. Lors de la saison 1999-2000, il a inscrit cinq buts en désavantage numérique, une marque qu’il partage encore aujourd’hui avec Steve Cadieux.

Durant les séries éliminatoires de l’an 2000, il a réussi un match de quatre buts sur les patinoires adverses et deux trucs du chapeau. Personne à ce jour n’a battu cette marque.

« Au-delà des performances, je pense que ma personnalité explique ce qui m’arrive aujourd’hui. Je me suis toujours fait un devoir de prouver ma valeur comme hockeyeur et comme invidivu sans rabaisser personne ni faire de vague. J’ai fait mon chemin grâce à mon éthique de travail et je crois que c’est l’ensemble de l’œuvre autant dans la LHJMQ que la LNH qui a été remarqué. Ça me touche beaucoup », analyse-t-il.

Cette année-là Dupuis a fait la pluie et le beau temps avec Dominic Forget, Jean-Philippe Paré et Marc-André Bergeron, inscrivant un impressionnant total combiné de 387 points en saison régulière.

« Mine de rien, mon entrée dans le junior remonte à il y a 20 ans. C’est fou comme le temps passe vite. J’ai eu la chance de croiser quelques anciens coéquipiers ici et là, mais j’aimerais bien organiser une soirée où on aurait l’occasion de se revoir », soulignant au passage son amitié qui demeure avec quelques anciens coéquipiers et entraîneurs.

C’est le cas de Denis Francoeur, un pilote qu’il louange encore aujourd’hui.

« Denis et Jacques Lemaire ont sans contredit été les deux entraîneurs qui m’ont le plus aidé dans ma carrière. Ce sera spécial, parce qu’à compter de l’an prochain, j’aurai le plaisir de diriger contre Denis dans la ligue de hockey préparatoire scolaire. »

Fausse retraite

Même s’il a officiellement accroché ses patins, Pascal Dupuis n’a rien d’un retraité typique. Après tout, la vie avec quatre enfants… c’est un travail à temps plein.

« J’ai la chance de passer énormément de temps avec eux. Quand ma fille pratique au volley-ball sur l’heure du dîner, je vais la voir. Je vais à toutes les pratiques de hockey de mon garçon et je ne manque pas un match. »

En fait, il n’a manqué qu’une seule rencontre cette saison… alors que les Penguins étaient reçus par l’ex-président Barack Obama à la maison Blanche pour souligner leur conquête de la Coupe Stanley.

« J’avais une bonne excuse », rigole-t-il.

Retour aux sources

Dupuis revient tout de même à Shawinigan régulièrement où sa belle-famille réside toujours. D’ailleurs, c’est ici qu’il a célébré sa première conquête de la Coupe Stanley.

Généreusement, il a accepté de partager cette journée unique avec les partisans des Cataractes en organisant une séance de photo dans le vestiaire de l’équipe.

« Pascal a toujours démontré sa reconnaissance pour notre organisation et une générosité extrême avec nos partisans… et c’est maintenant notre tour de lui faire savoir notre appréciation. On souhaite lui offrir une cérémonie de grande classe qui saura le surprendre », a expliqué Richard Lajoie, copropriétaire de l’équipe et organisateur de la cérémonie de samedi.

Comme le veut la coutume, un cadeau personnalisé sera remis au #16. L’organisation des Penguins de Pittsburgh a d’ailleurs collaboré à la préparation de la soirée qui s’annonce fertile en émotions.

Source : LHJMQ